En service, l’habit fait le moine…

Aujourd’hui, dans le quotidien gratuit 24 heures, on retrouve un article à la page 33 intitulé:  Le look de l’emploi: classique ou authentique? http://virtuel.24hmontreal.canoe.ca/doc/24hrsmontreal/24hmontreal09212011_opt2/2011092001/#32
Un débat toujours présent dans l’industrie du service et pas nécessairement clair à trancher.   Les employés représentent l’entreprise mais en même temps, on les choisit souvent pour leurs personnalités.   Leur permettre d’être à la fois eux-mêmes et conformes à l’image de l’organisation est un défi.

Je me suis rappelé mon emploi au Pavillon du Canada (à Expo 86, pas Expo 67, quand même!) et des souvenirs du meilleur et du pire concernant l’uniforme me sont revenus.  Je me suis revue suivre mon cours de maquillage obligatoire avec l’équipe de Lise Watier,  me faire imposer des souliers absolument inconfortables pour un emploi impliquant de longues heures debout et subir une vérification des ongles (oui, en 1986) par ma superviseure avant le début de notre quart de travail!   D’un autre côté, j’avais le bonheur de porter un uniforme vraiment très beau et confortable (pour l’époque, on s’entend), dessiné par Alfred Sung, qui comportait plusieurs pièces différentes que nous pouvions agencer à notre goût:  jupe, pantalon, veste, veston, chemisier,  polo, etc.  Les vêtements étaient aussi adaptés au climat et à la fonction que nous occupions.  Dieu merci, après deux semaines de plaintes de notre part, l’organisation nous a permis de s’acheter des souliers confortables, répondant à des critères clairement établis.   Exit aussi l’obligation de se maquiller et adieu les vérifications d’ongles.  Nous étions beaucoup plus heureux et nécessairement, plus performants.   (C’est vrai qu’on trouvait le veston jaune pas mal jaune, mais les visiteurs ne pouvaient pas nous râter!)

Posez-vous la question:  comment vos employés se sentent-ils lorsqu’ils portent l’uniforme?   Celui-ci est-il adapté, non seulement à votre image, mais aussi aux tâches à effectuer, au climat et à 2011?  Vos employés sont-ils fiers?  Avez-vous pris le temps de le choisir, ou l’avez-vous fait parce qu’il faut le faire?

Je me souviens que, quelques jours avant l’ouverture officielle du Pavillon, le designer, Alfred Sung, était venu le visiter.  Mon équipe avait fait un effort pour présenter différents agencements d’uniforme.   Et lui a davantage vu les vêtements que les expositions, j’en suis sûre.

P.S.   Un jour, je vous parlerai (peut-être) de l’uniforme du Pavillon du Canada en 1988 en Australie, que mes coéquipiers masculins surnommaient « the pickle suit »:  veston et pantalon verts!

P.P. S. M’avez-vous reconnu sur la photo?